LA COTE PACIFIQUE, DE KAIKOURA AUX CATLINS
  

LA COTE PACIFIQUE, DE KAIKOURA AUX CATLINS

New Zealand, Nouvelle-Zélande le 30/09/2012

 

Notre descente vers le sud de l'île est ponctuée de plusieurs arrêts sur la côte pacifique. Si les paysages changent régulièrement (montagnes les pieds dans l'eau, collines verdoyantes, côte rocheuses ou sablonneuses) ce qui est récurrent et marque ici notre voyage, c'est la découverte des animaux et oiseaux peuplant le littoral et l'océan...

Nous commençons par Kaikoura, une petite ville entre montagne et océan réputée pour sa faune marine. Nous savons que c'est l'un des rares endroits où il est possible de voir des baleines quelque soit le moment de l'année. Pour Gaëlle, l'étape semblait donc inévitable.

mer et montagne

Surpris, les animaux que nous découvrons au réveil de notre première nuit sur l'île du sud sont des otaries. Au départ, nous n'en voyons que quelques-unes se confondant presque avec les rochers.

otaries

Un peu plus loin c'est une colonie entière se dorant au soleil que nous observons depuis une plate-forme aménagée sur le bord de la route. Nous sommes amusés par leur déplacement : autant les otaries semblent pataudes sur la terre, autant lorsqu'elles sont dans l'eau, elles glissent rapidement. C'est très plaisant de voir ces animaux d'aussi près et dans leur milieu naturel.

otaries 2

Lorsque nous arrivons à Kaikoura, les sommets au dessus de la péninsule sont encore enneigés et le soleil nous accompagne pour le début de notre balade côtière : une chance car au retour le paysage est totalement différent !

kaikoura Peninsula2

kaikoura Peninsula temps au retour

Le lendemain matin, nous embarquons à bord d'un catamaran à moteur à la rencontre des baleines. Nous apprenons, en faite, qu'à cette saison il n'est pas possible de voir des baleines mais plutôt des cachalots. Ces derniers ont des dents et se nourrissent de calamars géants et de poissons contrairement aux baleines qui, elles, ont des fanons et mangent du plancton. Pour nous, qui n'avons jamais vu l'un ou l'autre de ses mammifères le spectacle sera le même si l'animal est au rdv... Et il est là ! Le capitaine du bateau à l'habitude de repérer ces mammifères : il utilise un drôle d'instrument pour écouter le chant du cachalot et ainsi, se dirige à l'endroit où il remontera à la surface.

capitaine ecoute les cachalots Cachalot

Ballottés par les vagues, nous avons le temps de l'observer nager et expulser l'eau à plusieurs reprises. Nous ne voyons qu'une petite partie de la bête mais nous devinons qu'il doit être bien plus gros.

expulsion d'air

Puis, le capitaine nous incite à préparer nos appareils photos : le cachalot replonge à 3000m de profondeur pour chasser et ne remontera que dans 1 heure environ. On a l'impression qu'il prend tout son temps pour dérouler sa queue avant de disparaître complètement sous l'eau : C'est magique !

queue cachalot

Retour sur la terre ferme, avec un léger mal au cœur mais de belles images dans la tête.
Sur place, nous apprenons que Kaikoura veut dire « Repas (Kai) de Langoustes (Koura) » en Maori : nous ne pouvons, donc, pas quitter la ville s'en en goûter une. Arrêt dans une poissonnerie et voilà notre repas du soir tout trouvé : Décidément, notre périple sur l'île du sud commence bien !

langouste


A coté de Christchurch, se trouve la péninsule de Banks formée il y a environ 10 millions d'année suite à l'éruption de 3 volcans. Aujourd'hui, il s'agit plutôt de collines verdoyantes (920m d'altitude pour le plus haut sommet) entourées de plusieurs baies à l'eau turquoise dont celle d'Akaroa.

Akaroa Harbour

Le village d'Akaroa est connu pour héberger, en été autour de son port, les rares dauphins d'Hector. Ce sont les plus petits dauphins du monde (pour une fois, la femelle est plus grande que le mâle). C'est une espèce protégée car leur reproduction est assez lente. La femelle fait seulement un petit tous les 3 ans et reste avec lui jusqu'à ces 1 an et demi. Nous sommes au printemps,  ce n'est, donc, pas la meilleure époque pour les rencontrer mais nous tentons notre chance quand même. Cette fois, nous embarquons sur un magnifique voilier dont la coque a été taillée d'une pièce dans un tronc de Kauri en 1946.

voilier voilier

Le ciel est complètement dégagé. Par contre, le vent n'est pas vraiment levé ce qui ne nous empêche pas de nous essayer tous les deux à la navigation en suivant les indications du capitaine.

Capitaine du navire moussaillon

C'est déjà une bonne expérience et nous sommes encore plus chanceux lorsque nous nous approchons de quelques dauphins. L'un d'eux vient jusqu'à l'avant du bateau et s'amuse à « surfer » dans les vagues de l'étrave. Nous avons le temps de bien l'observer...

dolphin

dolphin2 dolphin3

Le capitaine nous explique que les oiseaux qui volent en rond au dessus de l'eau, tentent de chaparder le poisson  directement dans le bec du dauphin lorsque celui remonte de sa pèche. Nous comprenons que pour trouver les dauphins, il faut chercher les oiseaux !

birds


Lors de plusieurs de nos étapes, nous découvrons les pingouins aux yeux jaunes. Pour pouvoir les observer, nous devons respecter une sorte de rituel ... S' il est possible de les voir environ 2heures avant le coucher du soleil lorsqu'ils rentrent de leur pèche quotidienne, il s'agit d'être patient et discret. Des cabanes en bois sont installées au bord des plages à coté des buissons où ils nichent et des ouvertures vitrées permettent de voir sans être vu.

cabane pour observer

En effet, les Pingouins ne reviennent pas sur la plage s'ils sentent un danger. Après une courte balade jusqu'au phare de Moeraki, nous nous installons dans la cabane et attendons...

cabane d'observation

En ce moment, les pingouins couvent les œufs qui écloront début novembre. Chacun des parents se relaie pour pécher et couver. Juste sous nos fenêtres, un pingouin a fait son nid : nous sommes au premières loges pour le regarder prendre soin de ses 2 œufs.

1 oeuf 2 oeufs

Sur la plage, arrivent presque en même temps, trois autres pingouins. D’abord, ils glissent sur l'eau, se relèvent, puis avancent en se dandinant. Ils restent, ensuite, un moment sur la plage pour faire sécher leurs plumes avant de disparaître sous la végétation. C'est un vrai divertissement et en même temps un pure moment privilégié.

sortie de l'eau sechage

En dehors de cette colonie de pingouins, une autre curiosité est visible à Moeraki : « les boulders ». De gros rochers, ressemblant à des boules ou des carapaces de tortues géantes, sont visibles à marée basse. Ces formations géologiques se sont constituées il y a 60 millions d'années : des débris de coquillages se sont agglomérés aux roches sédimentaires selon un processus similaire aux perles des huîtres.

boulders

boulders

Outre le fait qu'il s'agisse d'un phénomène assez rare, c'est l'occasion d'une promenade sympa en bord de plage où nous trouvons plusieurs coquillages dont les Pauas (ormeaux) aux couleurs irisées.

Paua paua


A l’extrême sud, nous entrons dans la région des Catlins. Nous débutons la découverte de cette côte sauvage par la pointe déchiquetée de « Nugget Point ». Malgré le ciel tourmenté, la pluie et même la grêle, nous apprécions la beauté du paysage autour du phare.

nugget point

 

Nous poussons ensuite, vers Surat Bay, une plage sur laquelle des lions de mer viennent régulièrement se reposer.

Surrat Bay

Si nous apprenons comment distinguer les lions de mer des otaries grâce aux panneaux explicatifs en bord de plage (les lions de mer sont plus gros et ont un museau plus écrasé), nous n'en voyons pourtant aucun... Nous sommes un peu déçus mais nous nous sommes, par contre, bien amusés au jeu « attention à la vague » proposé par Jérome : la plage est la plupart du temps assez large pour que l'on puisse marché loin de la dune, mais certaines vagues plus grosses arrivent sans prévenir et recouvrent entièrement la plage. Nous finissons tous les deux les chaussures et les pieds bien mouillés, nous avons perdu !

Avant la vague pendant la vague

Le gérant du camping où nous avons passé la nuit nous a dit que certains touristes avaient vus plusieurs mammifères la vielle. Nous décidons, donc, de retenter notre chance l'après-midi mais ils ne sont toujours pas sur la plage. Par chance, nous croisons un père de famille qui nous indique qu'il y en a quelques uns à « Cannibal Bay », une autre plage un peu plus loin.

cannibal bay

Nous voilà partis à la rencontre des lions de mer : d'abord un gros qui roule son museau dans le sable, puis deux jeunes qui s'amusent sous le regard d'un autre mâle énorme qui râle...en tout, nous en voyons six.

2 jeunes un gros male qui fait le fier

C'est assez impressionnant de se retrouver à coté de ces mammifères imposants et lorsqu'ils se mettent à grogner nous ne faisons pas les malins ! Sous leur air lourdaud, ils sont apparemment capables de nous rattraper sur une courte distance...Mieux vaut ne pas trop s'approcher !

Enorme male qui grogne

Nous revoyons de nouveau deux lions de mer à Waipapa Point lors d'une étape rapide (car très ventée) vers un autre phare de l'extrême sud. L'un d'eux est, cette fois, couché dans l'herbe : sans les grains de sable, nous distinguons mieux sa tête.

Lion de mer dans l'herbe

Pendant notre traversée des Catlins, nous observons les nombreux oiseaux qui peuplent les marécages et nous nous amusons à regarder les petits agneaux jouer à saute-mouton, frétiller de la queue lorsqu'ils tètent et détaller au bruit du camping-car. Nous sommes en pleine saison d'agnelage et certains sont vraiment petits. Il y a des moutons partout, la Nouvelle Zélande n'a pas usurpé sa réputation !

bird

agneaux


En dehors de toutes ces découvertes animalières, nous avons aussi bien manger et notamment goûter deux spécialités : Le mouttonbird (Titi en Maori) et les Whitebaits (la blanchaille). Le premier est un oiseau marin que seuls les maoris ont l'autorisation de chasser. Son goût salé nous rappelle le poisson mais sa chair le canard. Nous mangeons les Whitebaits (tout petits poissons) en omelette. Les deux plats sont très bons.

Titi


Nous ne parcourons pas la côte pacifique d'une seule traite. Nous faisons parfois certains détours, notamment le passage du col d'Arthur Pass que nous vous raconterons dans un prochain récit.

 

Commentaires

 émilie
Très bon anniversaire ma otite Gaëlle ! Bel endroit pour fêter ses 30 ans :) pressée de fêter ça avec toi quand même... Ms là c'est un peu égoïste...

Gros bisous à vous 2 (voire 4 non ?)
 Pat
Salut les zamis, ce récit ressemble à 30 millions d'amis!!!! Toujours aussi magnifique, continuez à profiter et à nous faire réver. Bisous
 Gisèle
tout simplement magnifique. des bisous de Marseille. Gisèle



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